PUB ICI !

MERCI De me mettre vos pubs et de me prévenir de vos suites ici !

Bisous !
PUB ICI !

# Posted on Tuesday, 31 March 2009 at 2:11 PM

PROLOGUE

Je suis assise sur le lit blanc dans cette chambre d'hôpital, je sers son petit corps contre, le mien. Je la berce doucement et lui chantonne.
-« Vole, vole petite flamme
Vole mon ange, mon âme
Quitte ta peau de misère
Va retrouver la lumière »

Sa petite main caresse mon bras, doucement, lentement, je la regarde elle me sourit. Je l'embrasse sur ses petites lèvres si froides, la vie s'en va, elle s'en va, elle s'envole. Dans un dernier souffle elle me murmure.

-« Je t'aime maman »

-« Moi aussi mon ange, mon étoile je t'aime. »

Ce sont ses derniers mots pour moi, ils résonnent dans ma tête et résonneront jusqu'à mon dernier souffle. Mon bébé s'en est allé rejoindre les anges, ma fille ma vie, mon unique raison de vivre ne me sourira plus jamais, je n'entendrai plus son petit rire cristallin raisonner dans la maison.

J'ai dix neuf ans ma vie s'arrête ce maudit jour, cette horrible maladie m'a enlevé Stella ma petite étoile qui faisait scintiller ma vie.

# Posted on Tuesday, 31 March 2009 at 1:17 PM

Edited on Tuesday, 31 March 2009 at 2:14 PM

CHAPITRE 1

J'ai dix neuf ans ma vie s'arrête ce maudit jour, cette horrible maladie m'a enlevé Stella ma petite étoile qui faisait scintiller ma vie.

Je m'étends sur le lit en serrant ce petit corps sans vie, aucune larme aucun cri.
Je reste ainsi longtemps puis la porte s'ouvre, elles entrent et s'approchent du lit, je les fixe mon regard est éteint. Maman comprend de suite elle s'effondre dans les bras de Lise mon amie, ma s½ur, la marraine de mon ange.

-« Oh Noooonnn Mon Dieu noooonnn mon petit ange, pleure ma mère, pourquoi ? Elisa mon amour notre princesse est partie pourquoi mon dieu ?»

-« Maman ne me parle pas de Dieu, pas ici, plus jamais tu m'entends ! Il n'a pas exaucé mes prières je n'ai pas pu la sauver. Il n'existe pas ton putain de Dieu. »

Lise s'approche de moi, elle pleure me caresse l'épaule en signe de consolation.
Mais rien ni personne ne me consolera, j'ai perdu à jamais mon ange. Putain de maladie, enculé de père qui n'a pas levé le petit doigt pour essayer de la sauver. Il lui suffisait de faire un simple test pour voir s'il était compatible avec elle, mais non aucune réponse à mes lettres, au standard téléphonique de leur maison de disque on ne m'écoutait même plus on me raccrochait au nez. Accompagnée de Lise j'étais partie là bas tentant de l'approcher mais en vain.
Un bisou sur la joue me sort de mes pensées.

-« Viens Elisa, me dit doucement Lise, il faut la laisser maintenant ils vont s'occuper d'elle. »

J'embrasse une dernière fois l'amour de ma vie, puis je me lève, je les regarde toutes les deux, emporte le nounours de Stella et sans un mot sans un regard pour elles je sors de la chambre. Tel un somnambule je marche dans ce long couloir, des infirmières me sourient tristement, elles ont les larmes aux yeux. L'une d'entre elles me prend dans ses bras et m'embrasse.

-« Je suis désolée Elisa, pleure Clémence, elle va nous manquer. On ne l'oubliera jamais la petite étoile. »

Je lui caresse le visage et sans un mot m'en vais et sors de cet hôpital, maudit endroit où mon bébé a vécu d'atroces souffrances. Des jours et des nuits entiers à ne pouvoir soulager sa douleur, à se sentir si impuissante. Des jours et des nuits à le haïr lui, ce père fantôme qu'elle n'a jamais vu, ni embrassé.
Je le hais plus que tout au monde, je les hais lui et son double. Je n'aurais de cesse de me venger je les détruirais. Des larmes de sang couleront de leurs yeux, leurs magnifiques yeux comme ceux de ma princesse. Une fois ma vengeance accomplie j'irais la rejoindre, je suis une morte en sursis.
Je suis dehors il pleut il fait froid mais je ne ressens rien, non je suis morte avec elle il y a deux heures. Une main attrape mon bras je me retourne c'est Lise.

-« Elisa, où vas-tu ? Regardes toi tu es trempée, en me prenant doucement dans bras, allé viens rentrons. »

Je lui lance un regard noir et me desserre de son étreinte, je la repousse doucement et poursuis ma route sans un mot. Elle me suit mais ne me dit rien, elle me connaît trop bien. Je marche plus vite je l'entends pleurer derrière moi.

-« Elisaaa ! »

Je m'arrête me retourne, elle aussi souffre je n'ai pas le droit de lui infliger çà en plus. Je soupire et m'approche d'elle je l'embrasse et repars. Elle court et me retiens.

-« S'il te plaît rentrons tu vas attraper la crève. Puis parles moi, hurles, frappes moi si tu veux mais ne restes pas ainsi. Tu me fais peur Elisa, j'ai peur que tu fasses une connerie. J'ai mal aussi tu sais, bien sûr je n'imagine même pas si c'était ma fille, mais elle était comme telle pour moi. J'ai si mal, viens s'il te plaît viens »

Elle me tire par la main, je me débats et elle me lâche. Je cours et me retrouve sur un pont je regarde l'eau me penche.

-« NOOOONNNN ! Hurle-t-elle, pas ça. »

Elle me tire en arrière et me serre contre elle, je me laisse aller dans ses bras j'hurle ma douleur, je la frappe avec mes poings elle a mal mais me laisse faire. Je m'écroule à genoux sur le sol elle aussi. Nous nous regardons et pleurons dans les bras l'une de l'autre. Les mots sont inutiles, la souffrance est à son paroxysme.

-« Oh mon Dieu Elisa, plus jamais ça. Que deviendrais-je si je te perdais ?»

-« Tu ne me perdras pas, dis-je d'une voix monocorde, pas avant que je les ai détruits tous les deux. »

-« Quoi ? Mais ça ne va pas non ? Ca ne ramènera pas notre petite Stella. »

-« Je le sais, mais ils me le paieront, ils l'ont laissé mourir sans lever le petit doigt. Ils en crèveront, je les détruirais et tu vas m'aider. »

-« Elisa la douleur t'égare. Arrêtes je te dis tu n'es pas méchante, tu n'arriveras pas à leur faire du mal. Ca te détruira encore plus. »

-« Lise, crié-je, avec ou sans toi je le ferais. Me détruire mais plus rien ne peut m'atteindre plus rien ne me retiens ici. Sauf la vengeance. »

-« Je suis contre ton idée, mais je t'accompagnerais où tu iras. Je ne te lâcherais pas, je serais toujours là pour toi. Comme hier, comme aujourd'hui et comme demain. »

-« J'ai si mal ma petite fleur des îles, j'ai si mal. »

-« Je le sais ma puce. Allé viens rentrons ta mère va s'inquiéter. »

Nous rentrons une demi-heure plus tard maman nous attends. Elle pleure encore, elle est assise dans le salon et se lève à mon entrée. Me câline pour apaiser mes souffrances. Je la regarde lui prends son beau visage dans les mains et lui dépose un bisou d'amour sur ses lèvres salées. Elle sanglote puis s'en va dans sa chambre. Lise me prend par la main et m'emmène dans la salle de bain.

-« Prends une douche chaude et viens me rejoindre ensuite, nous devons parler. »

Je suis lasse, je lui fais un petit signe affirmatif de la tête et ferme la porte.
Sur le lavabo sa petite brosse à dent, et son verre de princesse. Accroché au mur sa sortie de bain rose, je la prends contre moi et respire son odeur.
Je pleure, que vais-je devenir sans elle ? Je me douche et continues de pleurer sous l'eau, je ressors me sèche, enroule mes cheveux et vais rejoindre Lise qui pleure aussi en fixant une photo nous représentant toutes les trois, elle, Stella et moi. Le temps du bonheur, le temps de l'insouciance, trois gamines riant.
C'était il y a un an, nous étions si heureuses ce jour là Euro Disney, lieu magique pour toutes les petites princesses. Six mois plus tard le verdict tombait : leucémie. Je vais dans sa chambre, sur sa table de nuit la photo de son père, je fixe son image. J'ai la haine je veux le voir mort. Je me rappelle le jour où elle m'a demandé qui était son papa, elle avait deux ans.

-« Maman ? »

-« Oui mon ange ? »

-« Stella a pas de papa. »

-« Si mon c½ur tu as un papa mais il est très très loin. »

-« C'est qui mon papa ? »

-« Attends je vais te montrer des photos. »

J'étais partie chercher un magazine qui parlait d'eux et avait montré la photo de son père. Elle avait sourit et embrassé l'image.

-« Oh il est beau mon papa. »

-« Oui mon ange il est très beau. »

-« Il s'appelle comment mon papa ? »

-« Tom, il s'appelle Tom. »

-« Et lui à côté c'est qui ? »

-« C'est tonton Bill. »

-« Il est beau lui aussi. »

-« Oui très beau aussi. »

Elle m'avait posé des tas de questions sur eux, je lui avais expliqué que son père jouait de la guitare et que son oncle était un super chanteur. Je lui avais montré des dvd et nous écoutions leur cd. Ma petite princesse avait voulu une guitare comme papa et j'avais cédé, oh bien sûr elle ne savait pas jouer mais était très fière de gratter sur les cordes, ma mère et moi riions à l'entendre nous massacrer les oreilles. Elle chantait leur chanson dans un charabia indescriptible mais chantait juste. Elle avait l'oreille musicale, tout comme eux et moi, oui avant tout ça je jouais de la guitare et chantais pour elle. C'est Lise qui m'avait appris, elle joue super bien ma douce Lise.
Des bras enserrent ma taille une tête se pose sur mon épaule, j'entrelace mes doigts avec les siens.

-« Elisa il faut que l'on parle de l'enterrement. »

-« Je sais mais je n'en ai pas la force, tu veux bien t'en occuper. »

-« Oui bien sûr. »

Nous retournons dans le salon, je m'assieds et prends une cigarette dans son paquet.

-« Elisa, tu avais arrêté quand tu as appris ta grossesse, ne reprends pas. »

-« Je fais ce que je veux ! »

-« Ne crie pas ta mère s'est endormie. »

-« Elle en a de la chance de pouvoir dormir. »

-« Oh tu arrêtes oui, je lui ai filé des cachets, elle souffre autant que toi Stella était sa petite fille. En plus tu l'as éjectée de la chambre avant qu'elle nous quitte. »

-« C'était mon trésor, je lui ai donné la vie je voulais être seule à l'accompagner pour son dernier voyage. Vous lui avez dit au revoir avant, tu peux comprendre que je voulais être seule avec MA fille ?»

-« Oui, je le comprends et rassures-toi nous ne t'en voulons pas. »

-« J'irais lui parler quand elle se réveillera. »

-« C'est bien Elisa, elle a besoin de toi. Elle a déjà suffisamment souffert avec la mort de ton père ,de John et maintenant... »

-« Arrêtes, je sais tout ça, je sais que ma fille est morte. »

-« Pardon, pleure-t-elle, pardon. »

-« Non c'est moi qui m'emporte après toi, j'ai tellement de haine envers eux que j'en deviens atroce avec vous. »

-« Il faut que tu me dises ce que tu veux qu'elle porte pour...(Elle s'effondre) »

-« Pour l'enterrement Lise pour l'enterrement dis le. »

-« Je ne peux pas, sanglote-t-elle, comment fais-tu pour... »

-« Etre apparemment sans c½ur ? Mon c½ur est avec elle, je suis vide. »

-« Non je voulais dire pour en parler ainsi, tu as un c½ur Elisa, tu es Elisa ma meilleure amie ma s½ur. Tu souffres mais tu as un c½ur. »

-« Non, détrompes toi, je n'ai plus rien, sauf l'idée de les briser à jamais. »

-« Arrêtes avec eux bordel, je te parle de son enterrement. »

-« Je veux qu'elle porte sa robe de Cendrillon que tu lui as offerte lors de notre dernier séjour à Euro Disney le mois dernier. Sa chanson préférée mais je ne veux pas d'église. Lise je n'y arriverais jamais sans elle, je voudrais la rejoindre. »

Je m'effondre elle me relève et m'embrasse, elle pleure aussi, ma mère est là elle se joint à nous et nous serre toutes les deux. Ma pauvre maman, elle a déjà perdu un fils et un mari et à présent sa petite fille, il faut que je sois forte pour elle. Enfin tout du moins jusqu'à ce que j'en aurai fini avec eux.

-« Ma chérie j'ai entendu que tu refusais l'église. Ne la laisse pas partir comme ça, elle a droit d'être bénie une dernière fois, avant d'aller rejoindre le bon Dieu. »

-« Le Quoi ? Il n'existe pas il a laissé mourir ma fille. Ne me parle plus de ça ok ? »

-« Ma puce, tu perds la raison et c'est normal, pleure-t-elle, mais c'est un petit ange à présent il faut qu'elle... »

-« Ok, c'est bon organise tout, mais ne me demande pas de prier ni de croire en quoi que ce soit. »

Elle m'embrasse doucement et s'en retourne dans sa chambre , je fume à nouveau sous l'½il désapprobateur de Lise et décide d'aller me coucher. Je n'arrive pas à dormir je ne pense qu'à elle à eux que je hais. Je me relève et vais dans la chambre de ma mère, Lise est avec elle, elle non plus ne dort pas. Elle me laisse me mettre au milieu et toutes les trois nous restons blotties. Lise pleure beaucoup, je lui caresse le bras et lui prend la main, je l'attire à moi, elle pose sa tête sur mon épaule et s'endort en sanglotant. Maman grâce aux cachets s'est rendormie, quant à moi la nuit passe sans que je ferme l'½il. Mes pensées ne sont que pour elle, je ne vois qu'elle son si joli sourire, j'entends même sa petite voix.

-« Je t'aime maman. »
CHAPITRE 1

# Posted on Sunday, 05 April 2009 at 9:22 AM

Edited on Sunday, 05 April 2009 at 9:43 AM

****** CHAPITRE 2 ******



Deux jours plus tard nous sommes dans cette église glaciale, je n'écoute pas le curé faire sa messe, mes yeux sont rivés sur le petit cercueil blanc orné d'un c½ur de roses. Ce matin j'ai fermé cette horrible boîte qui emportera mon petit ange, ce matin j'ai versé un torrent de larmes. Ce matin j'ai embrassé son doux visage si froid, son doux visage qui ne reflétait plus la douleur mais le néant. Je suis entourée de Lise et de mon ami Clément, son parrain, ils me soutiennent malgré leur immense chagrin. Maman est effondrée sur sa chaise, elle n'a plus la force de se lever lorsqu'il faut prier, moi je ne prie pas. Je ne pense qu'à elle, ma vie, mon amour. Je me remémore ce jour fabuleux, ce jour où je lui ai donné la vie.

Flash back

15 avril 2006

-« Lise ! «

-« Oui ? Quoi ? »

-« Je crois que c'est le moment ! Je viens de perdre les eaux. »

-« Oh mon Dieu ! Mais que faut-il faire ? Angoisse-t-elle en tournant dans la salle à manger. »

-« Appelle un taxi, et arrêtes de stresser c'est moi qui vais accoucher ! »

-« Oui, oui mais c'est la première fois que je vais assister à un accouchement et j'ai peur ! »

-« Hou là Putain que ça fait mal, mais arrêtes on dirait un futur papa !!! Me moqué-je d'elle gentiment. Magnes-toi sinon je vais accoucher ici. »

-« Oh non pas ça ! J'appelle. »

En un quart d'heure nous arrivons à la maternité, je suis prise en charge immédiatement. Maman n'est pas là, elle est aux States, mon bébé ne devait arriver que quinze jours plus tard. Je ne sais pas encore si c'est un petit garçon ou une petite fille que je vais mettre au monde, en effet je n'ai pas voulu le savoir. Mais je préférerai une petite fille, car mon petit mec n'aura pas de référence paternelle. Je suis en salle de travail, je refuse la péridurale, le gynécologue insiste, argumente sur le fait que je ne souffrirais pas ainsi. Je m'obstine, Lise est à côté de moi elle me tient la main et me caresse les cheveux.
Après une demi-heure de souffrances mon petit trésor pousse son premier cri, Lise et moi pleurons de joie, un bonheur indescriptible m'envahit, je regarde le ciel et vois une étoile filante.

-« Félicitations Mademoiselle, vous avez une belle petite fille. Comment allez-vous l'appeler ?»

-« Stella ! Elle s'appelle Stella ! répondé -je en serrant contre moi ce petit être qui est ma chair et mon sang, c'est ma petite étoile. »

-« Félicitations Maman, rit Lise, oh qu'elle est belle ! »

-« Bonjour Marainne ! Lui sourié-je, oui elle est sublime. »

Tout naturellement Stella me prend le sein et commence à téter, malgré le petit pincement que cela m'occasionne je suis aux anges. Puis la puéricultrice emmène mon bébé pour lui faire sa toilette, la peser et vérifier que tout va bien.
Un quart d'heure plus tard je tiens à nouveau ma fille dans mes bras. Elle pèse trois kilo six et mesure quarante neuf centimètres, un beau bébé quoi ! Elle est en parfaite santé. Elle est belle, merveilleuse, c'est le plus beau bébé du monde !

Fin du flash back.


Je suis là
Si tu veux
Regarde autour de toi
Et tu me verras
Peu importe
Où tu es
Si tu tends la main
Je te soutiendrai


Je sors de mes pensées lorsque j'entends sa voix, mes larmes redoublent. Ich bin da elle adorait cette chanson ; elle vénérait sans les connaître ses deux hommes que je hais du plus profond de mon âme. J'embrasse son cercueil une dernière fois et nous sortons de l'église, la chanson que je lui ai chanté avant qu'elle ne ferme ses jolis yeux retentit, je m'effondre au sol victime d'un malaise. Je suis au bout du rouleau, des jours et des nuits à pleurer, à ne pas dormir ni manger ont eu raison de moi. Clément me porte dans ses bras et m'emmène dans la voiture. Je reste blottie dans les bras de mon best et je pleure, je tremble, la crise de nerfs n'est pas loin, il faut que je trouve encore un peu de force en moi.
Je ne peux pas leur affliger cela, il faut que je sois forte encore un peu rien qu'un peu. Le cortège funèbre se dirige vers le crématorium j'ai décidé de la faire incinérer ainsi elle sera toujours avec moi, elle reviendra chez elle, dans sa chambre. Nous y sommes, je tremble de plus en plus, puis lorsque je vois son petit cercueil partir je ne peux me contenir.

-« STELLAAAAAAA NOOOOOOONNNNNNN ! »

J'hurle et frappe Clément, je n'arrive plus à me contrôler ma mère et Lise essaye de me calmer mais rien ni fait. Je n'y suis pas parvenue, je n'ai pas été aussi forte que je l'aurais voulu. Je sens une piqûre dans mon bras je lève la tête et vois Clémence la douce infirmière qui est si géniale. Elle pleure et me souris à travers ses larmes.

-« Chut, je t'ai fait une petite piqûre pour te calmer. Je savais que tu craquerais, je l'avais prévu, à trop vouloir préserver Stella, ta mère et Lise tu n'as jamais pensé à toi. Voilà chut endors-toi. »

-« Noonn pas de piqûre, je vous tuerais Tom et Bill Kaulitz, je vous tuerais »


Je me réveille dans ma chambre ma mère est à côté de moi, je la regarde elle a pris dix ans en quelques jours, ma si douce si jolie maman. Sommes-nous condamnées à souffrir éternellement ? Je me blottis dans ses bras, elle me berce, me caresse les cheveux.

-« Maman pourquoi tout ça ? »

-«Je ne sais pas mon ange ça doit être notre karma. »

-« J'en connais deux qui vont avoir un putain de karma, fini de rire les Kaulitz »

-« Elisa ! Rouspète-t-elle, ça ne nous la rendra pas. »

-« Je le sais, mais cela m'apaisera. Ils vont souffrir crois-moi, ils en mourront. »

-« Tu me fais peur chérie, ce n'est pas toi, ce n'est pas mon Elisa ça. »

-« Ton Elisa est morte avec Stella. »

-« Non tu es bien vivante, je ne veux pas que tu te venges »

-«Si de vivre c'est de souffrir, d'avoir le c½ur gelé alors oui je suis vivante, mais pas pour longtemps après j'irais la rejoindre. »

Elle me gifle et se met à pleurer en prenant mon visage et en le couvrant de baisers.

-« Pardon ma puce, mais ne dis pas des choses comme cela, je ne survivrais pas si tu me quittais. »

-« Je n'ai pas ta force. »

-« Lorsque ton père et ton frère sont morts, je ne pensais pas y arriver, mais tu étais là puis Stella est arrivée. Je me suis battue pour toi, alors bats toi pour moi. »

-« Bats toi pour nous, continue Lise, tu n'as pas le droit de nous quitter. »

Elle et Clément sont là, dans les mains de ma s½ur l'urne qui contient les cendres de mon ange. Je me lève et sans un mot lui prend mon bébé des mains, je vais dans sa chambre et pose l'urne sur l'étagère près de ses photos. Comme tu étais belle mon amour. Tu seras toujours dans mon c½ur, maman t'aime et t'aimera jusqu'à son dernier souffle. Je caresse son portrait et sors de la chambre, je ferme la porte et rejoins mes amis et ma mère. Je prends une cigarette ma mère soupire mais ne dis rien, elle se lève nous embrasse et va se coucher.

-« Bon Elisa, rouspète Clément, ta mère en assez bavé comme cela, alors arrête de dire que tu vas la rejoindre. Elle n'a pas besoin de cela en plus. »

-« Oh c'est bon je le sais ça. Je ne le dirais plus, mais n'empêche que.. »

-« La ferme Elisa, crie Lise, la ferme bordel. »

-« Je la ferme si je veux, je suis encore chez moi. »

-« Tu veux que je m'en aille peut-être c'est ça ? »

-« Tu fais comme tu veux Lise, je ne te retiens pas. »

-« Oh, non j'ai compris ton petit manège, tu veux faire le vide autour de toi, mais je ne te lâcherais pas tu entends Elisa Miller. JAMAIS. »

Elle me dit tout ça en s'approchant de moi et en me secouant, je me laisse aller tel un pantin, puis je m'effondre encore dans ses bras. Aidée de Clément elle m'emmène dans ma chambre et me couche, ils me forcent à prendre un somnifère que j'avale. L'effet ne se fait pas attendre je m'endors rapidement.
Lorsque je me réveille il est dix heures, je me lève et vais dans la cuisine, ils sont tous déjà là. Je les embrasse me sers un café et allume une cigarette.

-« Elisa, râle ma mère, tu ne va te mettre à fumer quand même. »

-« Oh, c'est bon tu as peur de quoi que ça me tue ? »

-« Elisa ta gueule ! Cris Lise, ça suffit arrêtes tes sarcasmes. »

-« Oué c'est bon je m'arrache ! »

Je pars dans la salle de bain, me douche, m'habille vite fait et pars en claquant la porte. Lise me rejoint je ne parle pas elle non plus Nous marchons dans les rues de Paris elle me tient la main tout simplement pas besoin de parler. Je m'arrête devant chez un tatoueur et j'entre entraînant Lise qui ne comprend pas
-« Bonjour j'aimerais me faire tatouer est-ce possible ? »

-« Bonjour mesdemoiselles, oui pas de problème mon dernier rendez-vous vient d'être annulé alors si vous le voulez je peux vous tatouer maintenant. Vous savez ce que vous voulez ? »

-« Oui je sais pourrais-je avoir une feuille et un crayon pour que ma s½ur puisse vous dessinez ce que je veux. »

-« Mais je ne sais pas ce que tu veux, tu veux un tatoo c'est ça mais quoi ? »

-« A ton avis ? »

-« Une étoile c'est ça ? Tu veux une étoile ? »

-« Oui une grande et des petites, je veux que c'est toi qui réalises le dessin. Et on y ajoutera 116 121 600. »

-« Quoi ? Mais qu'est ce que cela signifie ? Demande-t-elle intriguée. »

-« Ce sont les secondes de sa courte existence.Ca me rappellera chaque secondes passée avec elle ».
Une demi heure plus tard Lise termine le modèle il est sublime, elle dessine si bien ma s½ur.

-« C'est très beau merci. »

-« De rien, me sourit-elle,......

Je reste trois heures à sentir l'aiguille piquer ma peau, je ne sens absolument rien, plus aucune douleur ne peux m'atteindre à présent.
Le tatoo terminé je paie et nous reprenons la direction de la maison, je ne parle pas durant le trajet. Lise me tient la main et la caresse avec son pouce, lorsque nous rentrons Clément et maman sont assis dans le salon. Ils visionnent un dvd, un film d'elle, mon petit ange chante « Ich bin da » mes larmes roulent sur mes joues. Stella attrape la photo de son père et l'embrasse.

-« Ich liebe dir Vater, dit-elle, Ze t'aime papa. »

S'en est trop, c'est insoutenable je fonds en larmes et me précipite dans les bras de ma mère. Clément et Lise nous entourent de toute leur tendresse et de leur amour, nous pleurons notre petit ange tous les quatre.

-« Excusez-moi il faut que je téléphone, dis-je en m'essuyant les yeux, je reviens dans dix minutes. »

J'entre dans ma chambre et appelle le détective privé que j'ai engagé en Allemagne afin qu'il me trouve un des gardes du corps du groupe. J'ai un plan très précis pour les approcher facilement. Monsieur Kleinbaum le détective m'annonce qu'il a trouvé la personne qui me conviendra pour mon plan. En effet ce privé n'est pas très scrupuleux, je l'ai payé très cher et il a accepté de m'aider sans broncher. Je ne manque pas d'argent alors j'en profite quitte à me ruiner pour les atteindre et les détruire, j'y arriverais ou je ne m'appelle plus Elisa Miller.
Je raccroche et vais retrouver maman et mes amis. J'ai le regard rempli de haine mais affiche un sourire de satisfaction, Lise me regarde étonnée.

-« Lise, prépare tes bagages nous parton demain pour Berlin. »

-« Nooon, pleure ma mère, noon tu n'iras pas là bas. Je te l'interdit. »

-« Tu n'as rien à m'interdire, j'irais jusqu'au bout maintenant. La seule personne qui aurait pu m'en empêcher c'est Stella. Je la vengerais, tu entends maman je la vengerais. »

Ma mère s'en va en sanglotant dans sa chambre accompagnée de Clément. Il restera avec elle le temps que j'accomplisse ce que je me suis juré de faire.

-« Elisa tu en es bien sûre ? Demande Lise, tu veux vraiment aller jusqu'au bout ? »

-« Oui et si cela te gêne tu peux rester ici. J'irai seule. »
-« Non je te l'ai dit je t'accompagne. Même si je ne suis pas d'accord et même si je sais que tu ne pourras pas vivre avec ce que tu projette de faire, sur ta conscience, je te suivrai partout où tu iras.»

-« Mais ma belle je n'ai plus de conscience, je n'ai plus rien je suis vide. Tout ce qu'il y avait en moi est à présent avec elle. »

Je l'embrasse et vais dans ma chambre, je prépare mes bagages. J'emporte l'ours en peluche de mon ange. Ma Stella qui est gravé à présent sur ma peau, dans mon c½ur et dans mon âme à tout jamais.


MERCI A MA PETITE FLEUR DES ÎLES POUR LE SUPERBE DESSIN QU'ELLE A CREE POUR MOI ! JTDR !!!!
****** CHAPITRE 2 ******

# Posted on Monday, 13 April 2009 at 10:21 AM

Edited on Monday, 13 April 2009 at 10:48 AM

CHAPITRE 3

Je ne trouve pas le sommeil, je me lève et vais dans sa chambre, je m'étends sur son lit allume la lampe de chevet et vois sur la table de nuit la photo de son père.
Géniteur serait plus approprié, oui géniteur et assassin c'est ce qu'il est à mes yeux. Dire que des millions de fans le trouvent merveilleux, qu'en penseraient-elles si elles savaient qu'il a laissé mourir une petite fille de trois ans ? Sa fille MA FILLE. Comment peut-il se regarder dans un miroir après ce qu'il a fait ou plutôt pas fait ? Et son double à lui aussi j'ai envoyé des tas de lettres, rien pas de réponse. Seraient-ils dénués de tous sentiments ? Tom et Bill Kaulitz les stars adulés, considérés comme des Dieux, des diables oui ! Moi je le sais, ils ne sont rien pas des êtres humains, pas des bêtes. Les animaux se battent pour sauver leurs petits, eux non ils l'ont laissé mourir. Je ne voulais rien d'autre qu'un simple test, je leur avais pourtant bien stipulé sur mes lettres, rien pas d'argent pas de reconnaissance en paternité, RIEN qu'un simple test.

-« Il est beau mon papa. »

J'entends encore sa petite voix d'ange. Elle avait raison oui il est beau je mentirais en disant le contraire puisque Stella lui ressemblait.
Il a la beauté du diable. La première fois que je l'ai vu j'en suis tombée raide dingue de suite. Je me souviens de ce soir sur la plage lorsqu'il m'a abordé.

Juillet 2004

Je suis assise sur le sable, l'océan face à moi, le soleil se couche il fait très chaud. J'essaie depuis une heure de jouer un morceau à la guitare, Lise m'a appris mais là je ne sais pourquoi je n'y arrive pas. Evidemment elle n'est pas là elle a tenu à accompagner ma mère pour visiter je ne sais quoi, elles ne seront de retour que demain et j'ennuie toute seule.

-« Et merde fais chier, râlé-je, je suis vraiment trop nulle. »

Durch den Monsun

-« Salut ! Me dis une voix que je ne connais pas, je peux m'asseoir là ? »

-« Salut, répondé-je en me retournant, oui bien sûr »

Je ne le reconnais pas sur le moment, il a une casquette et des lunettes de soleil.

-« Cool tu parles allemand, mais tu as un délicieux petit accent, continue-t il en souriant. »

-« Ouais je suis française de par ma mère et mon père était américain. »

-« Oh était, désolé. »

-« Pas grave tu ne pouvais pas savoir. Je m'appelle Elisa et toi ? »

-« Moi c'est Tom enchanté Elisa, dit-il en me tendant la main »

-« De même, lui répondé-je en souriant. »

-« Je t'ai entendu jouer de la guitare et râlé, si tu veux je te montre le passage où tu bloques. »

-« Ah tu joues ? Ouais je veux bien, mais tu sais je ne suis pas très douée c'est ma meilleure amie qui m'a appris ce morceau et sans elle je suis paumée. »

Je lui tends la guitare, il la prend en souriant.

-« Tu aimes cette chanson ? »

-« Oh que oui c'est ma préférée des Tokio Hotel. J'adore leur musique, c'est aussi Lise ma best qui me les a fait découvrir. Et toi tu aimes ce qu'ils font ? »

-« Oh mais bien sûr j'adore, il éclate de rire, ils sont très bons ! »

-Oh Tom tu te moques de moi, les mecs n'apprécient pas trop, trop jaloux peut-être pour avouer que ce sont de supers artistes, jeunes certes mais je pense qu'ils feront leur chemin. »

-« Oui je l'espère aussi, mais dis moi tu n'a jamais vu le groupe en concert ?

-« Ben non pas encore. »

-« Et tu as un préféré dans le groupe, demande-t-il en souriant, Bill, Tom, Gus ou Georg ? »

-« Heu ben non, je m'en fou un peu. C'est la musique et la voix de Bill que j'aime. C'est drôle tu as le même prénom que le guitariste. »

Il continue de rire et commence à jouer Durch den Monsun, je suis épatée je reste bouche ouverte, puis je commence à chanter. Il me tend la guitare et me montre comment faire. Yes j'y arrive de suite.

-« Wouaw, merci. Putain tu joues trop bien, c'est génial. »

-« Ouais je sais, je sais ! »

-« Hou là tu n'as pas les chevilles qui enflent là ? »

Nous éclatons de rire, puis il ôte sa casquette ses dreads retombent et il enlève ses lunettes de soleil. Je reste bouche bée, muette, il me sourit.

-« Au fait, je m'appelle Tom oui mais Tom Kaulitz »

-« Heu mais oui, je ne t'avais pas reconnu, désolée. »

-« Ah mais ce n'est rien, je ne suis pas vexé au contraire au moins tu ne m'as pas sauté dessus !!!! »

-« Oh mais je ne suis pas comme ça ! Tu sais moi j'aime ce que vous faites c'est tout, je ne vous adule pas non plus. »

-« Bah ça a au moins le mérite d'être franc ! »

-« Tu es vexé ? »

-« Non du tout. Ca me change, d'habitude les filles ne sont pas naturelles. Bon il faut que je m'en aille rejoindre Bill. »

-« Ok, bon et bien bonne soirée à plus peut-être. »
-« Oui merci à toi aussi »

Il s'en va, je reste là, je n'en reviens pas Tom Kaulitz ! Je ne l'ai même pas reconnu, il a du me prendre pour une sacrée gourde. Enfin je m'en fou, mais quand même wouaw Tom Kaulitz !!!! Quand je vais raconter cela à Lise elle ne va pas en revenir. Bon j'aurais au moins eu la chance de discuter avec lui et il m'a aidé à la gratte. Qu'est ce qu'il est canon ! Je m'allonge sur le sable et ferme les yeux, je souris. Je rentre dans mon bungalow et me douche, je m'habille jean et tee-shirt blanc et sors me balader, je passe près d'un bar et le vois sur la terrasse discutant avec son frère, il me sourit et je lui fais un petit signe de la main puis je continue mon chemin. Je sens son regard posé sur moi mais je ne me retourne pas. Je ne suis plus très à l'aise maintenant que je sais qui il est, et je ne veux pas passer pour une groupie. Je m'arrête à un autre bar et prends un jus de fruit, j'allume une cigarette et mets les écouteurs de mon Ipod sur les oreilles.
Je sursaute lorsqu'une main tapote mon épaule, c'est lui j'en suis sûre.

-« Re Elisa ! Dis pourquoi tu ne t'es pas venue te joindre à nous ? »

-« Bonsoir, je ne voulais pas vous déranger puis tu ne m'as pas invité il me semble. »

-« Ok, je peux ? Demande-t-il en pointant la chaise du doigt, si je ne te dérange pas bien sûr. »

-« Quelle question, lui sourié-je, oui vas-y tu prends quelque chose ? »

-« Heu oui un coca mais c'est moi qui invite. »

-« Ben non c'est moi ! »

-« Non, non c'est moi, je suis un mec donc je t'invite et puis j'ai de la tune. »

-« Hou la , me moqué-je gentiment, que de galanterie ! Et puis ce n'est pas parce que tu as de la tune que je dois en profiter ! »

-« Ah j'adore l'humour chez les filles ! »

J'éclate de rire il me sourit m'observe en penchant légèrement la tête, je fonds littéralement.

-« Tu as un rire magnifique ! »

-« Wouaw la déclaration ! Rigolé-je encore pour masquer mon trouble. »

-« Tu es une petite marrante toi ! »

-« C'est ce que l'on me dit souvent ! Au fait ton frère il est où ? »

-« Il est parti avec sa petite amie. Tu voulais le rencontrer peut être ? »

-« Non je te demandais ça comme ça, vu que t'ai aperçu avec lui. »

-« Tu flashes pas sur lui toi ? »

-« Ben non pourquoi je le devrais ? »

-« Non, non. Au fait tu fais quoi demain ? »

-« J'en sais rien encore, sûrement plage baignade et guitare. »

-« Je peux t'accompagner ? »

-« Si tu veux, la plage est à tout le monde tu sais, j'y serais vers quatorze heures. »

-« Ok ça marche ! Si on allait se balader ? »

-« Ouais avec plaisir ! »

Nous nous levons et il me devance pour payer, je le regarde en boudant légèrement, il revient vers moi et me souris.

-« Oh comme tu es mignonne lorsque tu boudes ! »

-« Roh te fous pas de moi, c'est moi qui voulais t'inviter et tu m'as devancé. »

-« Oh mais je n'aime pas qu'une fille paie pour moi. »

-« C'est bon mais la prochaine fois c'est moi qui t'invite ! »

-« Ca veut dire que l'on va se revoir ? »

-« Il me semble que nous passons nos vacances au même endroit, donc forcément on va bien se croiser à nouveau !!! »

-« Mais j'espère bien que l'on fera plus que se croiser »

-« Oui probablement. »

Tout en discutant nous arrivons sur la plage, nous nous baladons au bord de l'eau, les vagues viennent mourir sur nos pieds nus.

-« Ca ne t'emballes pas plus que ça de me revoir ? »

-« Oh je t'ai vexé ? Allé fait pas la gueule tu n'es pas un monstre !!!! »

-« Oh toi !!! »

Je ris et cours sur la plage, il me poursuit et me rattrape nous nous chamaillons tels deux enfants. Nous éclatons de rire et nous laissons tomber sur le sol, il commence à me chatouiller, j'ai du mal à respirer j'étouffe.

-« Qu'est ce que tu as ? Demande-t-il inquiet »

-« Une crise de spasmophilie, le rassuré-je, t'inquiètes je gère. »

Je m'assieds et commence à souffler et inspirer doucement durant cinq bonnes minutes. Il me caresse le dos, je lui souris m'allonge et ferme les yeux.

-« Elisa ? »

-« Oui ? »

-« Ca va ? »

-« Oui, oui la crise est passée »

-« Cela t'arrive souvent ? »

-« De temps en temps, elles ne préviennent pas c'est chiant. »

-« Tu as ça depuis longtemps ? »

-« Depuis la mort de mon frère, de mon père et de mes grands-parents dans un crash aérien. »

-« Que je suis con avec mes questions, désolé »

-« Mais non tu ne savais pas. J'arrive à en parler à présent, mais ils me manquent énormément. John et moi étions si proches un grand frère protecteur, génial. »

-« S'il arrivait quelque chose à Bill, je ne pourrais pas lui survivre »

-« Tooom ! Ne dis pas ça as-tu pensé à tes parents ? »

-« Je t'assure et Bill pense comme moi »

-« Si on parlait d'autres choses ? »

Nous discutons durant une heure de choses et d'autres, de leur début de carrière, de sa passion pour la musique de son immense amour pour son double.
De ma vie passée à Houston, de mes passions de mes parents qui s'adoraient de mon grand frère qui me manque trop. Mes larmes coulent sans que je m'en rende compte, il me prend alors dans ses bras je frissonne, je n'ai pas froid non, mais le contact de sa chaleur me fait un effet wouaw.

-« Tu as froid ? »

-« Oui un peu, menté-je pour ne pas lui avouer que je suis attirée par lui, et je suis fatiguée, je vais rentrée. »

-« Je te raccompagne si tu le permets. »

-« Si tu veux. »
Sur le chemin du retour il s'approche de moi et me prend par le cou, je passe ma main à sa taille et nous rentrons ainsi jusqu'à mon bungalow.

-« C'est ici, dis-je, bonne nuit Tom, en lui faisant la bise. »

-« Bonne nuit à demain, en mettant sa main dans mon cou et m'embrassant le coin des lèvres, je compte bien te revoir, j'ai passé un super moment en ta compagnie. »

-« Oui, moi aussi. Merci de m'avoir tenu compagnie »

Il s'en va, je rentre et je vais me doucher et me coucher. Mais quelle gourde il m'embrasse sur le coin des lèvres et je ne réagis même pas, roh mais j'avais trop envie de l'embrasser et je ne l'ai pas fait. Quelle idiote je fais, demain peut-être qu'il ne viendra pas pensant qu'il ne me plait pas. S'il savait que déjà je suis amoureuse de lui.
Le lendemain, je suis la plage à quatorze heures, Tom n'est pas là je suis déçue mais bon tant pis. Il a dû mal prendre le fait que je ne réponde pas à son bisou.
Je m'en veux pour le coup, je vais me baigner pour me calmer. J'adore nager, j'adore l'eau je m'y sens si bien. Je passe une demi heure dans l'eau puis retourne m'étendre sur ma serviette, je mets mes lunettes de soleil et allume mon ipod.
Elisa en mode bronzage ! J'écoute U2 Sunday blody Sunday et chante cette superbe chanson

« I can't believe the news today

Oh, I can't close my eyes

And make it go away

How long...

How long must we sing this song

How long, how long... »

Je sens une main caresser mon épaule, j'ouvre les yeux et tourne la tête. Il est là je lui souris et m'assieds.

-«Bonjour ! Oh non continues chanter, c'était très sympa. »

-« Salut ! Il ya longtemps que tu es là ? »

-« Juste assez pour profiter de ta belle voix et de t'admirer. »

-« Ho merci c'est gentil, dis-je en rougissant, mais bon je ne chante pas terrible ! »

-« Si, si je t'assures tu chantes bien. Ne discute pas c'est moi le pro ! »

-« Hé ben tes chevilles n'ont pas désenflé depuis hier ! »

-« Roh ben toi tu vas me le payer de te moquer de moi ! »

-« Ah ouais ben vas-y attrapes moi d'abord ! »
Je me lève jette mes lunettes et mon ipod sur ma serviette et cours jusqu'à l'eau, je nage mais il me rattrape. Il me fait couler, moi aussi nous rions, puis subitement nous nous arrêtons, nous restons les yeux dans les yeux sans parler, il approche son visage du mien et dépose un doux bisou sur mes lèvres. Il arrête me regarde encore et je lui rends son bisou, il passe sa langue sur mes lèvres, j'entrouvre la bouche et nos langues se frôlent pour finir dans un baiser sensuel puis fougueux. Je frisonne, j'ai l'impression de m'envoler, je me blottis contre lui, les vagues nous bercent nous continuons nos baisers.
Toute l'après midi nous la passons enlacés sur le sable à nous embrasser, nous caresser. Il m'invite à manger avec lui et son frère je décline l'offre, il boude alors je lui propose de le retrouver au bar vers vingt deux heures.
Lorsque je le retrouve il est en compagnie de Bill et d'une fille brune qui me semble être la petite amie de ce dernier. Les présentations faites je m'assieds près de mon amour, il me prend la main. Mais lorsque j'essaie d'entamer la conversation avec Bill, il est assez froid donc je laisse tomber. Je ne comprends pas trop sa réaction, mais bon je m'en tape aussi, ce n'est pas lui mon petit ami mais Tom. Une demi-heure plus tard, l'ambiance me pèse je décide de rentrer, après un petit salut à Bill et à sa petite amie je m'en vais, Tom m'accompagne.

-« Tu veux bien que je reste un peu avec toi ? »

-« Oui, bien sûr quelle question ? »

-« Ben tu as fait la gueule tout le temps que nous étions avec Bill et Alicia. »

-« Oh mais tu as vu comment il m'a snobé ton frère ? »

-« Oui mais c'est Bill, excuse le. »

-« Oh et puis je m'en tape de ton frère, si je ne lui plais pas ça m'est bien égal. De toute façon je ne le reverrai probablement jamais alors. »

Nous restons dans le salon, Tom me caresse la cuisse et m'embrasse, je sens qu'il a envie d'aller plus loin, sa main remonte lentement jusque sur mon intimité, je gémis, je frissonne de plaisir lorsqu'il me pénètre d'un doigt, il m'allonge sur le dos et se couche à côté de moi, j'entends sa respiration aller plus vite, je sens son désir monter. Il fait glisser mon shorty et remonte ma jupe, je me sens mal tout à coup, oh non pas une crise pas maintenant.

-« Elisa, ça ne va pas ? Tu as une crise ? »

Je lui fais signe oui de la tête, j'abaisse ma jupe et me relève afin de sortir et prendre l'air, cet air qui me manque là maintenant. Putain de crise juste là à ce moment, je suis en colère après moi, ce qui accentue encore mon malaise.

-« Je peux faire quelque chose ? angoisse-t-il, Elisa ? »

-« Désolée, mais il vaut mieux que tu rentres pardonnes moi mais là tu vois la crise est trop importante, après je serai comme une poupée de chiffon. »

-« Non, je reste je ne vais pas te laisser seule comme ça. »

La crise passée je prends une douche et vais m'allonger sur mon lit. Nous passons la nuit blottis l'un contre l'autre. Le lendemain ma mère et ma s½ur de c½ur sont de retour, je suis très heureuse de les revoir, surtout elle ma Lise.
Je lui raconte ma fabuleuse rencontre avec Tom, elle n'en revient pas effectivement. Les jours qui suivent je les passe avec elle et Tom, mes soirées juste lui et moi. Ce soir nous sommes sur la plage allongés sur sa serviette qu'il a posé sur le sable. Ses baisers, ses caresses se font plus pressantes, il me déshabille doucement en embrassant chaque parcelle de mon corps, je gémis, frisonne à se contact si doux. Il se déshabille à son tour et dirige sa main entre mes cuisses, puis entre un doigt en moi, je gémis me cambre.
-« Hum Tooommm ouii ah ouiiii »

-« Elisa laisse moi te faire l'amour, j'ai très envie de toi d'être en toi, de ne former qu'un seul corps. »

-« Oui, lui murmuré-je, viens. »

Il se protège et doucement me pénètre, j'émets un petit cri de douleur, il me regarde me souris et m'embrasse tendrement. Il continue doucement puis ses vas et va viens se font plus rapides. Je sens monter en moi quelque chose qui m'est inconnu, quelque chose de merveilleux puis dans un râle il susurre mon prénom. Il me prend dans ses bras je reste blottie contre lui, je l'aime je suis amoureuse de ce garçon de quinze qui m'a fait découvrir l'amour la première fois. Ce garçon beau comme un Dieu qui m'a offert l'extase.
CHAPITRE 3

# Posted on Friday, 17 April 2009 at 5:40 PM